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Quand des cheveux crépus tombent, une question passe souvent avant les autres : s'agit-il d'une chute à la racine ou d'une casse des longueurs ? Quelques signes permettent de distinguer les deux, et les causes, mécaniques, médicales ou liées aux coiffures, orientent vers des gestes de soin adaptés ou vers un avis médical.
Vos cheveux crépus tombent-ils ou se cassent-ils ?
Le mot « chute » regroupe souvent deux phénomènes différents. Une chute de cheveux vient du cycle pilaire, à la racine. La casse, elle, abîme la fibre sur la longueur. Les deux peuvent coexister chez une même personne, et c'est pourquoi l'observation se fait en trois temps : les cheveux retrouvés, la longueur, puis la densité.

Observer les cheveux retrouvés
Le premier indice se trouve dans le peigne ou sur l'oreiller. Un cheveu détaché en fin de cycle est souvent entier, alors qu'un cheveu cassé n'est qu'un fragment. Avant de parler de chute des cheveux crépus, posez quelques cheveux sur un fond clair et observez leurs extrémités.
- La massue claire : un cheveu entier peut porter à une extrémité un petit renflement blanchâtre. Ce renflement signale une fin de cycle normale, pas un follicule arraché.
- Les fragments : des morceaux courts ou de longueurs très variées, sans renflement, évoquent plutôt une casse.
- L'état des pointes : des pointes fourchues et de petits cheveux effilochés sont d'autres traces d'une fibre fragilisée.
Ces repères orientent sans trancher. L'absence de massue visible ne suffit pas à classer un cheveu comme cassé, car le renflement est parfois discret sur une fibre foncée. C'est donc l'ensemble des cheveux retrouvés, sur plusieurs jours, qui renseigne.
Regarder la longueur et la densité
Une fois les cheveux tombés examinés, la chevelure elle-même apporte d'autres indices. Une repousse bien visible près du cuir chevelu, sans aucun gain de longueur au fil des mois, suggère que les cheveux poussent puis cassent en chemin. Attention toutefois au rétrécissement des cheveux afro au séchage : les boucles se replient et masquent la longueur, sans qu'aucune fibre ait été perdue.
La densité raconte une autre histoire que la longueur. Une raie qui s'élargit, un cuir chevelu plus visible ou des zones moins fournies aux tempes ou au sommet orientent davantage vers une perte de cheveux que vers une simple casse.
Interpréter la quantité sans se précipiter
Selon la Société française de dermatologie, perdre environ 50 à 100 cheveux par jour est un ordre de grandeur physiologique. Ce chiffre ne constitue pas un seuil de diagnostic. Sur cheveux crépus et bouclés, il se lit aussi avec prudence : quand les lavages ou démêlages sont espacés, des cheveux déjà détachés restent prisonniers des boucles, puis tombent tous ensemble au shampooing ou au passage de la main.
Plutôt que de compter, il est plus parlant de suivre l'évolution d'une zone. Des photos de la ligne frontale, des tempes et du sommet, prises sous un éclairage comparable, permettent de repérer un changement au fil des semaines, sans poser de diagnostic.
Pourquoi la fibre capillaire casse-t-elle ?
Lorsque les indices pointent vers la casse, l'explication tient à la structure du cheveu et à ce qu'il subit chaque jour. Les causes se répartissent en trois familles : la fragilité propre aux longueurs texturées, les gestes qui tirent, puis les agressions thermiques et chimiques.

Comprendre la fragilité des longueurs
La fibre capillaire se compose notamment d'une cuticule, sa couche protectrice externe, et d'un cortex, qui lui donne sa résistance mécanique. Sur une chevelure crépue, plusieurs particularités sollicitent cette structure.
- Les courbures : les torsions répartissent inégalement les contraintes le long du cheveu, et les zones courbées peuvent céder sous des efforts répétés.
- Le sébum : ce film gras produit par le cuir chevelu descend difficilement jusqu'aux pointes à cause des spirales.
- La sécheresse : privées de ce film, les longueurs deviennent plus facilement des cheveux secs et cassants.
Cette sécheresse reste localisée. Des longueurs déshydratées n'impliquent pas forcément un cuir chevelu sec, ce qui explique qu'un même soin ne convienne pas aux deux zones.
Repérer les gestes qui tirent
À cette fragilité naturelle s'ajoutent les manipulations. Les spirales serrées s'entrelacent et forment des noeuds : tirer dessus concentre toute la force sur quelques points de la fibre.
Le peigne fin aggrave ce risque. Passé rapidement dans des longueurs sèches et emmêlées, il accroche chaque noeud et multiplie les ruptures.
Les frottements répétés agissent plus discrètement, par usure. Ils fragilisent surtout des longueurs déjà sèches ou abîmées : col de vêtement, mains qui manipulent souvent les cheveux, tissu rêche la nuit.
Évaluer les agressions thermiques et chimiques
La chaleur répétée du fer à lisser ou du sèche-cheveux peut rendre les cheveux texturés plus secs et cassants. Appliquée trop près du cuir chevelu, elle peut aussi le brûler. Le défrisage, de son côté, modifie les liaisons qui donnent à la fibre sa forme et sa résistance : refait sur des longueurs déjà traitées, il accroît le risque de casse comme de brûlure.
Une fois la fibre fendue, aucun soin cosmétique ne la ressoude durablement. Des pointes très abîmées peuvent donc nécessiter une coupe, qui évite que la fente remonte le long du cheveu.
Coiffures et alopécies peuvent-elles expliquer la chute ?
Quand la densité diminue réellement, la cause se situe à la racine. Le mot alopécie désigne une perte anormale de cheveux, et ses formes varient : certaines sont liées aux coiffures, d'autres à une maladie du cuir chevelu, d'autres encore à un événement général survenu quelques mois plus tôt.

Reconnaître l'alopécie de traction
Des tresses serrées, des nattes plaquées, des attaches tendues ou des rajouts lourds exercent une traction répétée sur les follicules pileux. Les coiffures protectrices n'y échappent pas : elles ménagent les longueurs, mais leur nom ne protège pas les racines. Cette alopécie raréfie souvent la bordure frontale et les tempes.
- Douleur et rougeurs : une gêne à la pose ou des rougeurs à la base des tresses.
- Petits boutons : ils apparaissent à l'endroit où la mèche est tirée.
- Petits cheveux cassés : ils se voient le long de la ligne frontale.
Une coiffure qui fait mal pendant la pose ou tire encore le lendemain mérite d'être desserrée ou retirée. En complément, laissez les petits cheveux des tempes hors des tresses, évitez les rajouts sur une bordure clairsemée et variez l'emplacement des attaches. Le repère de 4 à 6 semaines de port aide, sans remplacer la surveillance du cuir chevelu.
Distinguer les autres formes d'alopécie
La différence se joue sur l'état du follicule. Au début d'une alopécie de traction, supprimer la tension peut lui permettre de récupérer. À l'inverse, une destruction cicatricielle peut rendre la perte permanente. L'alopécie cicatricielle centrifuge centrale en est un exemple : elle débute souvent au sommet puis s'étend vers l'extérieur, touche particulièrement les personnes aux cheveux crépus et peut devenir définitive, même sans démangeaisons ni brûlures au début.
D'autres aspects orientent vers d'autres diagnostics. Une raie qui s'élargit progressivement évoque notamment une alopécie androgénétique féminine. Des plaques lisses peuvent évoquer une pelade, et des lésions peuvent relever d'une inflammation ou d'une infection.
Situer les causes de chute diffuse
Une chute répartie sur toute la tête a souvent une origine générale. L'effluvium télogène peut débuter environ 2 à 3 mois après une maladie avec fièvre, un accouchement, une intervention, une perte de poids importante ou un stress physiologique. Une fois la chute ralentie, la densité met souvent plus longtemps à revenir.
D'autres facteurs peuvent y contribuer : une carence en fer, un trouble thyroïdien, certains médicaments ou des changements hormonaux, notamment dans le contexte d'un SOPK. Une perte de poids rapide, des apports en protéines insuffisants ou une nutrition déséquilibrée peuvent aussi accompagner la chute et fragiliser les cheveux.
Attention
Trop serrer les coiffures protectrices
Tresses serrées, nattes plaquées ou rajouts lourds tirent sur les follicules à chaque pose. Côté cuir chevelu, privilégiez des coiffures souples et laissez des pauses entre deux poses.
Comment adapter sa routine de soins ?
Quelle que soit l'origine de la chute, des gestes doux limitent la casse ajoutée par les manipulations. La routine repose sur trois moments : le lavage, le démêlage et la protection des longueurs entre deux shampooings.

Laver selon l'état du cuir chevelu
Aucun rythme de lavage ne convient à toutes. La fréquence dépend de la transpiration, de la coiffure, des produits capillaires utilisés et de l'état du cuir chevelu. Une étude sud-africaine sur le lavage, menée auprès de 60 femmes de 20 à 40 ans pendant 3 semaines, ne fixe d'ailleurs pas de fréquence valable pour toutes les femmes en France.
- Mouiller : humidifier toute la chevelure avant d'appliquer le shampooing.
- Masser : travailler le cuir chevelu du bout des doigts, sans le griffer.
- Rincer : laisser couler l'eau sans frotter les longueurs entre elles.
- Sécher : presser les cheveux dans une serviette au lieu de les frictionner.
Côté cuir chevelu, des pellicules ou des démangeaisons qui persistent relèvent d'une autre prise en charge que l'hydratation des longueurs. Selon l'Assurance maladie, la dermatite séborrhéique touche 2 à 4 % des Français de l'adolescence à l'âge adulte.
Démêler sans forcer
Une fois le cuir chevelu rincé, un après-shampooing ou un soin démêlant appliqué sur les longueurs et les pointes améliore le glissant et réduit les frottements. Séparez ensuite les cheveux en sections, défaites si besoin les noeuds avec les doigts, puis progressez des pointes vers les racines, aux doigts ou avec un peigne à dents larges.
Même sur cheveux humides et enduits de soin, un brossage ou un peignage vigoureux peut casser la fibre. La douceur du geste compte donc autant que le produit choisi.
Protéger les longueurs entre les lavages
Entre deux lavages, les soins pour cheveux crépus entretiennent la souplesse. Un masque ou un soin sans rinçage améliore temporairement la maniabilité, sans réparer définitivement une fibre rompue. La méthode LCO applique, sur des cheveux légèrement humidifiés et séparés en sections, un liquide, une crème puis une huile : celle-ci lubrifie mais n'apporte pas d'eau. La nuit, une taie ou un bonnet en satin limite les frottements ; le jour, réduisez les appareils chauffants et utilisez une protection thermique.
Quand consulter et qu'attendre des soins ?
Les gestes doux limitent la casse, mais certains signes appellent un regard médical. Savoir les reconnaître permet aussi de situer chaque solution, du traitement médical au soin cosmétique, selon ce qu'elle peut réellement apporter.
Savoir quand demander un avis médical
Plusieurs situations justifient de consulter plutôt que d'enchaîner les essais de produits. Leur degré d'urgence varie selon les signes observés.
- Évolution visible : une plaque qui s'étend, une bordure frontale qui recule, un sommet qui se raréfie ou une casse persistante malgré des gestes doux.
- Cuir chevelu modifié : une peau lisse ou brillante, des douleurs, des brûlures, des pustules ou des croûtes persistantes demandent rapidement un examen dermatologique.
- Urgence le jour même : une douleur intense avec gonflement, du pus, de la fièvre ou une brûlure chimique importante.
- Signes généraux : fatigue inhabituelle, règles abondantes ou irrégulières, perte de poids inexpliquée, nouvelle pilosité sur le visage.
Ces signes généraux gagnent à être signalés au médecin traitant. Il peut réaliser une première évaluation, puis orienter vers un dermatologue si la situation le demande.
Comprendre le diagnostic et les traitements
Lors de l'examen, la trichoscopie agrandit l'image du cuir chevelu pour observer les tiges et les orifices des follicules, selon la Société française de dermatologie. Selon les signes, le médecin peut demander une numération sanguine, une ferritine ou un bilan thyroïdien. Si une alopécie cicatricielle est suspectée, une biopsie peut être proposée.
Les traitements dépendent ensuite du diagnostic. Le minoxidil local est indiqué dans certaines alopécies androgénétiques, pas pour une fibre cassée : selon VIDAL, son effet apparaît habituellement après environ 3 à 4 mois et se maintient tant que le traitement est poursuivi. Une greffe capillaire peut être envisagée pour certaines pertes installées, après évaluation spécialisée, sans remplacer la recherche de la cause d'une chute active.
Situer le sérum, les gélules et la routine
Pour accompagner le cuir chevelu au quotidien, MataCare propose un sérum anti-chute pour cheveux texturés fragilisés par une chute importante. Ses huiles de ricin, de jojoba et de nigelle et ses extraits d'amla et d'hibiscus accompagnent ce soin local. MataCare conseille quelques gouttes sur le cuir chevelu, puis un massage doux de 5 à 10 minutes ; un sérum ne restaure pas à lui seul un follicule détruit.
En complément du soin local, MataCare formule des gélules BOOST HAIR pour la croissance des cheveux texturés. Le zinc et le sélénium contribuent au maintien de cheveux normaux, sans prouver qu'une cure de vitamines traite toute alopécie. MataCare recommande 2 gélules par jour pendant au moins 3 mois. Une pause de 1 à 2 mois sépare deux cures de 3 mois, et MataCare les déconseille pendant la grossesse et l'allaitement, en invitant à demander l'avis d'un professionnel de santé.
Dans une routine de repousse, la Routine Essentielle associe sérum, gélules et brosse massante : sérum appliqué puis massage doux, 2 à 3 fois par semaine. Le diagnostic capillaire gratuit de MataCare peut guider le choix des produits, sans remplacer l'évaluation médicale d'une chute persistante ou d'une maladie du follicule.
Des soins doux pour vos cheveux crépus
Casse des longueurs ou chute à la racine : MataCare propose des routines pour accompagner la pousse et la protection des cheveux crépus et bouclés.
Foire aux questions
Quand faut-il s'inquiéter d'une perte de cheveux ?
Une chute très abondante, prolongée ou accompagnée d'une baisse visible de densité mérite une consultation. Il en va de même pour une plaque qui s'étend, une bordure frontale qui recule, un sommet qui se raréfie ou une casse qui persiste malgré des gestes doux.
Comment faire repousser les cheveux des tempes ?
Si la perte vient d'une traction et reste récente, supprimer la tension peut permettre aux follicules de récupérer ; une atteinte cicatricielle installée peut en revanche rendre la perte permanente. L'huile de ricin et le massage ne sont pas des traitements démontrés pour une ligne frontale dégarnie. Une greffe peut être envisagée pour certaines pertes installées, après évaluation spécialisée.
Quels effets indésirables du minoxidil doivent faire arrêter le traitement ?
Des palpitations, des douleurs thoraciques, des vertiges ou une prise de poids inexpliquée imposent l'arrêt et un avis médical. Une irritation locale ou une pilosité indésirable sur le visage peuvent aussi survenir. Le produit ne s'applique pas sur une peau lésée, et la notice de la spécialité précise les précautions en cas de grossesse ou d'allaitement.

